Grands Moments

 

 

Championnat d’Europe 2007 (Amsterdam) :

 

Je suis venu à Amsterdam avec beaucoup d’envie et l’ambition de me qualifier pour la finale au saut. Cependant, après une désillusion sur cet agrès et ma non-qualification, je me suis remobilisé pour ma finale au sol. Remporter une médaille continentale n’était qu’un rêve… Un rêve qui en cette belle journée de printemps à Amsterdam devenait réalité.

C’est en partie une des  raisons qui rend ce souvenir inoubliable et marquera à tout jamais ma vision d’entrevoir la compétition. En effet, après cette médaille d’argent européenne, j’ai pris conscience que les podiums étaient à ma portée, décuplant ainsi chez moi cette envie de travailler dans l’optique de performer.

 

 

 

Jeux olympiques 2008 (Pékin) :

 

Je suis appelé en équipe de France olympique pour pallier le forfait sur blessure d’un de mes coéquipiers. Cette participation était donc une victoire en soi, chaque moment était bon à prendre.

Une finale olympique? Tout le monde en rêve, peu en ont l’honneur, mais j’ai eu cette chance. Après de très belles qualifications, j’ai eu le privilège de participer aux finales par équipe, celle du concours général individuel, et enfin, du saut. J’ai vraiment profité de chaque instant.

Gagner cette médaille d’argent olympique reste à ce jour le plus grand moment de ma carrière. L’émotion était si forte que les larmes coulaient d’elles-mêmes.

On a coutume de dire qu’une médaille olympique est la consécration de tout sportif. Pour ma part, certains sentiments vont dans ce sens, d’autres me poussent désormais à conquérir plusieurs médailles et surtout, de l’OR !

 

 

 

Championnat d’Europe 2009 (Milan) :

 

Mon premier titre européen, je m’en souviens comme si c’était hier. Invaincu depuis les JO de l’été 2008, et vainqueur de la finale de la coupe du monde à Madrid quelques mois auparavant (décembre 2008), je me présente comme le favori de la compétition au saut. J’étais à 200% à l’entraînement, je suis arrivé prêt et serein à Milan.

J’ai été doublement touché par cette victoire. Tout d’abord,  car ce premier titre continental venait confirmer mon statut et ma médaille olympique. Ensuite, le fait de partager la victoire et la joie avec Sébastien, mon entraineur qui me suit depuis mes débuts à l’INSEP, furent des moments très intenses.

 

 

 

Championnat du monde 2010 (Rotterdam) :

 

Après ma déception des championnats du monde de Londres l’année précédente, et une opération à l’épaule m’éloignant des agrès plusieurs mois durant, ces mondiaux furent importants pour moi d’un point de vue psychologique. J’avais à cœur de montrer au monde entier que j’étais revenu à mon meilleur niveau. Je suis arrivé sur cette compétition prêt, motivé, et pour la première fois, stressé.

Grâce à une équipe de France soudée, les qualifications se sont parfaitement déroulées avec à la clé, des qualifications pour les finales par équipe, au sol et au saut. Cinquième nation mondiale le jeudi, cinquième au sol le samedi, il ne me restait plus que la finale du saut le dimanche.

Je suis parti conquérant, le stress a laissé place à une énergie qui m’a permis de décrocher ce premier titre de champion du monde de l’ère moderne de la gymnastique française. Outre une immense satisfaction personnelle, je retiens avant tout la dimension historique de cet évènement.

 

 

 

Championnat d’Europe 2011 (Berlin) :

 

Après avoir remporté le titre ultime de champion du monde, je suis venu sur cette compétition dans l’optique de réaliser le doublé au saut de cheval sur la même saison et de monter sur un podium au sol.

Les qualifications en finale du sol et du saut en poche, je me suis mis dans ma bulle pour n’avoir qu’une idée en tête : GAGNER !

Avec un mouvement parfaitement réalisé, je termine 4e de cette finale au sol ; je ne cache pourtant pas ma déception de ne pas être sur le podium, mais je sais que je dois me remobiliser pour ma finale du saut le lendemain.

Je voulais triompher et marquer cette finale de mon emprunte. Remporter le titre européen la même saison que le titre mondiale est difficile à réaliser, et c’est pourquoi il m’a touché. De plus, vivre un podium et entendre la marseillaise aux côtés de Samir, un ami de l’équipe de France (vice-champion d’Europe), fut un moment magique.